Sur les marchés aftermarket émergents, connaître le nom du véhicule n'est souvent que le début d'une décision d'approvisionnement.
Un besoin Toyota Hilux, par exemple, peut contenir plusieurs générations, moteurs, configurations de carrosserie et familles de références. Le même principe s'applique à Isuzu D-MAX, Isuzu NPR, Isuzu NKR et Toyota Hiace.
Le problème pratique n'est donc pas simplement de trouver un produit qui sonne de façon similaire. C'est d'établir si la référence appartient à l'application prévue.
Les noms de véhicules sont utiles, mais incomplets
Une demande de produit peut commencer par un nom de modèle, mais un approvisionnement professionnel a normalement besoin de davantage d'informations.
Selon la pièce, les champs utiles peuvent comprendre :
- modèle et génération ;
- plage de production ou d'année-modèle ;
- moteur ;
- configuration de carrosserie ou de châssis ;
- numéro OE ;
- côté ou position ;
- exigences LHD ou RHD ;
- et toute note d'application propre au client.
Tous les champs ne sont pas requis pour chaque pièce. L'objectif est de conserver assez de contexte d'application pour éviter de traiter des noms de produits proches comme une preuve d'interchangeabilité.
Les numéros OE fournissent une couche de référence plus solide
Les noms de produits sont souvent larges. Un numéro OE peut fournir un identifiant beaucoup plus précis, même s'il doit encore être contrôlé par rapport à l'application prévue.
Le propre catalogue Toyota Hilux de DEAUTO montre la raison pratique de cette approche : le catalogue contient plusieurs références Hilux sur différents composants et applications. Un nom de modèle seul n'identifie pas de façon unique le produit requis.
La preuve interne de catalogue doit servir à démontrer la couverture des références, et non à affirmer que chaque référence listée est interchangeable.
Les marchés émergents rendent la discipline d'application particulièrement importante
Les recherches de UNEP montrent que le commerce de véhicules d'occasion est une part majeure de l'offre de véhicules sur de nombreux marchés en développement. Son étude mondiale de 2020 a constaté que 80 % des véhicules légers d'occasion exportés sur la période 2015–2018 allaient vers des pays à revenu faible et intermédiaire, l'Afrique recevant la plus grande part régionale dans l'étude.
Source : UNEP, “Used Vehicles and the Environment.”
Cela crée un environnement de marché où la population de véhicules peut contenir un mélange de générations et de configurations importées. Il est donc risqué de présumer que le catalogue le plus récent ou le modèle du marché actuel est le seul ensemble de références pertinent.
Les données d'application transforment une liste de pièces en un besoin d'approvisionnement
Prenons un acheteur qui envoie une liste contenant :
- « pièces de frein Hilux »
- « suspension D-MAX »
- « embrayage NPR »
- « pièces de carrosserie Hiace »
Une équipe d'approvisionnement doit encore établir ce que chaque ligne signifie réellement.
Le meilleur processus est :
Demande → normaliser → identifier l'application → recouper → vérifier → approvisionner
Ce n'est pas une bureaucratie inutile. C'est ce qui empêche une correspondance produit d'apparence plausible de devenir une erreur de montage.
Le principe d'achat
Les données d'application sont le pont entre les informations véhicule et les informations produit.
Pour les distributeurs qui travaillent des pièces pick-up et LCV japonaises, ce pont devient de plus en plus important à mesure que le parc installé contient plusieurs générations et que les clients consolident des besoins sur plusieurs catégories.
L'objectif n'est pas de collecter le nombre maximal de références. C'est de conserver assez d'informations structurées pour identifier la bonne référence pour la bonne application.
C'est le fondement d'un approvisionnement aftermarket reproductible.